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Modifications
des modalités de calcul des impôts locaux : des conséquences
lourdes pour les associations. 27/10/04
Le Parlement a entériné, dans l’article 43 de la loi de finances
rectificative pour 2003, une modification du calcul des impôts
locaux (taxes foncières et d’habitation) des organismes sans but
lucratifs. Elle a pour conséquence une augmentation de 20% des impôts
locaux pour les associations.
Dans une lettre au Ministre de la Vie associative, la CPCA fait part
de son étonnement et de son mécontentement quant à l’absence de
concertation : « Au moment où le secteur associatif subit des aléas
conjoncturels depuis plusieurs années, cette nouvelle atteinte est
pour le moins inacceptable, d’autant plus que cette mesure n’a
jamais été discuté avec le secteur associatifs (…).
Le conseil d’administration de la CPCA (…) considère qu’il
est hautement souhaitable et équitable de reconsidérer le
traitement fiscal des locaux utilisés par les organismes sans but
lucratif. »
Formation
des Bénévoles , Baisse des financements en 2005, La Conférence
Permanente des Coordinations associatives réagit.
Une diminution de près d'un million d'euros
A la lecture des bleus budgétaires, les crédits dédiés à la
formation des bénévoles, anciennement Fonds National de Développement
de la Vie Associative, serait diminué de près de 1million d’euros.
En 2004, ce budget avait déjà connu une baisse de 8%.
Une baisse difficilement compréhensible
Dans un courrier au Ministre de la Vie associative, la CPCA demande
que ces crédits, déjà modestes, retrouvent à minima leur niveau
de 2003, à savoir 8 750 000 €.
Par ailleurs, bien que rattaché au ministère de la vie
associative, ils demeurent interministériels et doivent être abondés
par tous les ministères concernés, la réévaluation de cette
ligne ne pouvant se faire au détriment des crédits «jeunesse» du
ministère dont le budget en baisse affecte déjà les associations
de ce secteur.
La CPCA rappelle que « les associations vivent une forte phase
de déstabilisation, qui impose un accompagnement accru des bénévoles
et des responsables associatifs par le biais de formations et de
travaux de recherche. La baisse du soutien aux bénévoles est, de
fait, difficilement compréhensible.
La CPCA a alerté les parlementaires afin que la situation soit
connue et prise en compte en première lecture à l’Assemblée
nationale et que des amendements positifs soient proposés en deuxième
lecture de la partie recettes du projet de loi de finances au Sénat.
Le
courrier adressé à M. Jean-François Lamour
La disparition progressive des emplois jeunes.
25/10/04
Lors de récentes réunions des dispositifs locaux d'accompagnement (DLA), des représentants
de la DGEFP ont informés les partenaires du dispositif que l'Etat
ne disposait plus du budget pour les conventions pluriannuelles.
Pour mémoire, l'aide de l'Etat sur les emplois jeunes était
programmée sur 5 ans. A l'issue de cette période, si les
conditions de la pérennisation de l'emploi jeune n'étaient pas
encore réunies, les employeurs avaient le choix entre deux
dispositifs pour consolider l'emploi jeune, soit une épargne
consolidée, soit la signature de conventions pluriannuelles.
Par conséquent, plus aucune convention pluriannuelle ne sera signée
et celles qui le furent après 2002 (courant après 2005) ne seront
peut-être pas honorées. Une circulaire serait en préparation.
Un site internet et un numéro vert pour le chèque
emploi associatif. 25/10/04
L'URSSAF lance un site Internet et un numéro vert d'information sur le Chèque Emploi
Associatif. Ce service s'adresse aux associations employeurs qui
n'occupent pas plus de 3 salariés équivalent temps plein au cours
de l'année. Il leur permet de déclarer dans un seul document tout
salarié dont le salaire est inférieur au plafond de la sécurité
sociale et de régler l'ensemble des cotisations sociales.
Depuis le 1er juillet 2004, le service est ouvert pour toutes les
associations de France métropolitaine. Ce service est sécurisé et gratuit.
N° vert : 0 800 1901 00 - Site Internet :
http://www.cea.urssaf.fr
Réforme de l'administration régionale de l'Etat.
Il y a quelques mois, un décret a modifié l'organisation territoriale
de l'Etat et a notamment prévu que les services déconcentrés des
administrations civiles de l'Etat auprès du préfet de région
peuvent faire l'objet de "regroupements fonctionnels" dénommés
"pôles régionaux de l'Etat". Un nouveau décret en précise
aujourd'hui la composition.
Le texte recense huit pôle de compétences :
- un pôle « éducation et formation », dont le responsable est le
recteur d'académie et qui comprend les services académiques ;
- un pôle « gestion publique et développement économique »,
dont le responsable est le trésorier-payeur général de région ;
- un pôle « transport, logement, aménagement » ou « transport,
logement, aménagement et mer » pour les régions littorales, dont
le responsable est le directeur régional de l'équipement ;
- un pôle « santé publique et cohésion sociale », dont le
responsable est le directeur régional des affaires sanitaires et
sociales ;
- un pôle « économie agricole et monde rural », dont le
responsable est le DRAF et qui comprend les services de la DRAF
ainsi que, pour les attributions relatives à la pêche et à
l'aquaculture marine, de ceux de la direction régionale des
affaires maritimes ;
- un pôle « environnement et développement durable », dont le
responsable peut être le directeur régional de l'environnement ou
le directeur régional de l'industrie, de la recherche et de
l'environnement ;
- un pôle « développement de l'emploi et insertion
professionnelle », dont le responsable est le DRTEFP et qui
comprend les services de la DRTEFP ;
- un pôle « culture », dont le responsable est le directeur régional
des affaires culturelles.
Dans les régions figurant sur une liste établie par arrêté du
Premier ministre, le préfet de région pourra instituer, à titre
expérimental, des pôles dont la composition et les attributions
sont dérogatoires aux dispositions ci-dessus.
Projet
de budget 2005 du ministère de la jeunesse, des sports et de
la vie associative.
Jean-François Lamour a
présenté mercredi 22 septembre le projet de loi de finances 2005.
Le ministère de la jeunesse, des sports et de la vie associative ne
s'en tire pas trop mal dans un conteste de restrictions
budgétaires, les politiques conduites par le ministère
mobiliseront en 2005 des moyens équivalents par rapport à 2004,
soit 797,18 millions d’euros (+ 0.76% par rapport à 2004).
Détails de quelques annonces :
Le sport de haut niveau bénéficiera de 126 M€, la prévention et
la protection des sportifs de 27 M€ (dont 19 pour la lutte contre
le dopage). La promotion des métiers du sport est également à
l’ordre du jour (50 nouveaux postes Fonjep sont créés, dont 25
pour les 75 Crib ; le Fonjep est rétabli dans son intégralité),
renforcement du rôle des DDVA.
Haute autorité contre les discriminations.
Le projet de loi instituant une Haute autorité de lutte contre les
discriminations et pour l'égalité (HALDE) a été adopté à
l'Assemblée nationale le 6 octobre 2004.
Il fait suite aux travaux de la Commission menée par Bernard Stasi,
ancien ministre et médiateur de la République. La mise en place de
la Haute autorité contre les discriminations est prévue pour le
1er janvier 2005
Cette instance administrative devrait être compétente sur tous les
domaines (emploi, logement, commerce, loisirs, administration...) et
tous les critères de discrimination (sexe, origine, appartenance
syndicale, convictions religieuses ou politiques, handicap,
orientation sexuelle, âge...).
Elle pourrait être saisie directement par tous les citoyens
s'estimant victimes de discriminations et disposera de pouvoirs
d'enquête. Elle pourra également formuler des recommandations et
des réformes visant à assurer la mise en œuvre effective du
principe d'égalité.
Le projet de loi de finances pour l'année 2005 prévoit que le
budget consacré à la Haute autorité pour sa première année de
fonctionnement soit de 10,7 millions . Il sera inscrit au budget du
Ministère de l’emploi, du travail et de la cohésion
La HALDE serait composée d'un collège de 11 membres désignés
pour une durée de 5 ans :
- 2 membres désignés par le Président de la République ;
- 2 membres désignés par le Président du Sénat ;
- 2 membres désignés par le Président de l'Assemblée nationale ;
- 2 membres désignés par le Premier ministre ;
- 1 membre désigné par le Vice-Président du Conseil d'Etat ;
- 1 membre désigné par le Premier président de la Cour de
cassation ;
- 1 membre désigné par le Président du Conseil économique et
social
Le principal reproche adressé à la HALDE est son caractère trop
institutionnel. En effet, ni les associations, ni les syndicats
n’y sont représentés. De plus, les moyens financiers qui lui
sont alloués sont insuffisants pour répondre aux besoins auxquels
elle devra faire face
Le
contrat de professionnalisation
A partir du 15 novembre 2004, en application de la loi du 4 mai 2004,
le contrat de professionnalisation remplacera les différents
contrats d’insertion en alternance existant aujourd’hui. Les
associations pourront recruter sous contrat de professionnalisation
les jeunes de 16 à 25 ans révolus et les demandeurs d’emploi de
plus de 26 ans. Ce contrat pourra être à durée indéterminée ou
à durée déterminée comprise entre 6 et 12 mois minimum
prolongeable jusqu’à 24 mois.
Un décret du 13 septembre a précisé les conditions de sa mise en
œuvre sur plusieurs points : le mode de calcul des exonérations de
cotisations sociales dont bénéficie l’employeur, le montant de
la rémunération minimale du salarié embauché sous ce type de
contrat (de 55 % à 100 % du Smic selon l’âge et le niveau de
formation du salarié), le financement des coûts pédagogiques,
l’organisation du tutorat.
En savoir plus
: Lire
notre dossier
Environnement : nouveau formulaire de demande d’agrément
Le ministère de l’Ecologie et du Développement durable a élaboré
un nouveau formulaire (CERFA n°10137*03) de demande d’agrément
des associations de protection de l’environnement. Il sera tenu à
la disposition des associations auprès des directeurs régionaux de
l'environnement et dans les bureaux des préfectures compétents en
matière d'environnement. Il devrait prochainement être mis en
ligne sur le site du ministère de l’Ecologie et du Développement
durable ainsi que sur celui de la délégation aux usagers et aux
simplifications administratives.
www.ecologie.gouv.fr
Les adolescentes ont droit à la parole
La Fondation de France lance un appel à projets pour favoriser
l'expression des adolescentes [12-25 ans] en associant les pratiques
sportives et culturelles, alors qu' une adolescente sur deux ne
pratique pas ou plus d'activités physiques et sportives. Nike
France est partenaire. Dépôt des dossiers avant le 12 novembre.
www.fdf.org
Bourses Déclic Jeunes
Vous avez entre 18 et 30 ans (moins de 30 ans au moment de
l’inscription). Vous avez une vocation dans le domaine de l’art,
l’artisanat, les sciences, les techniques, la culture, l'action
sociale, l'humanitaire, l’environnement…
Participez aux Bourses déclics jeunes de la Fondation de France et
rejoignez ses 600 lauréats.
Une vingtaine de bourses de 7600 euros est attribuée chaque année
pour aider à développer un projet, achever un travail, poursuivre
une recherche.
Date limite des inscriptions : 15 novembre 2004
www.fdf.org
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