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Rémunération des dirigeants
- 20/01/04
Le 20 janvier était signé le premier décret d’application de l'article 261 du code général
des impôts relatif à la gestion désintéressée des organismes
agissant sans but lucratif, permettant la rémunération des
dirigeants d’association. La
loi de finances 2002 ouvrait cette possibilité aux associations
disposant de ressources propres (c’est-à-dire hors versements
publics) “ suffisantes et pérennes ” supérieures à 200 000
euros et ayant de réels “ impératifs de gestion ”. Il était
précisé que la rémunération devait être en rapport avec les
compétences et le travail fourni, que les dirigeants devaient être
élus démocratiquement, périodiquement et régulièrement et enfin
que les adhérents devaient avoir un contrôle effectif sur la
gestion.
Ce décret d’application apporte un certain nombre de précisions : le
montant des rémunérations versées doit être inscrit en annexe
des comptes de l’association, ces comptes doivent être certifiés
par un commissaires aux comptes, ce commissaire ou le représentant
statutaire doit présenter un rapport à l’A.G. sur cette rémunération.
Le décret revient également sur l’adéquation entre rémunération
et travail fourni, entre le salaire effectivement versé et les
salaires pratiqués sur le marché à responsabilité et temps de
travail égaux. Enfin, il précise le niveau et la nature des
ressources propres nécessaires pour pratiquer une telle rémunération,
rappelant que ces ressources ne peuvent provenir que des dons des
personnes physiques ou morales privées.
Dans les six mois qui suivent la fin de l’exercice, les associations qui rémunéreraient
leur(s) dirigeant(s) devront en outre fournir un document annuel aux
services fiscaux qui indique l’identité des personnes concernées
et le montant de la rémunération.
La tolérance des services fiscaux à concernant le versement des 3/4 du SMIC aux
dirigeants sans remettre en cause le caractère désintéressée de
la structure n’est pas commentée.
Consultez
notre fiche pratique sur la rémunération des dirigeants
associatifs
Décret
n°2004-76 du 20 janvier 2004
Luc Ferry annonce une
série de mesures à destination de la jeunesse
-14/01/04
Le ministre de la Jeunesse,
de l'Education nationale et de la Recherche a présenté, mercredi
14 janvier en Conseil des ministres, une série de mesures en faveur
de le jeunesse. Des propositions qui s'articulent autour de cinq
axes principaux.
Luc Ferry souhaite tout d'abord "aider les jeunes à la
prise de responsabilité". Pour cela, il propose un "dispositif
"d'aide au démarrage"" pour encourager les
jeunes "à réaliser leur projet de vie",
c'est-à-dire "leur faciliter la poursuite d'études, la
création d'une activité, l'accès au logement"... Le
ministre souhaite également une réorganisation des conseils de la
jeunesse.
Luc Ferry souhaite renforcer le dispositif de projets Défi jeunes
et annonce "une mesure nouvelle de 500 000 €",
ce qui devrait permettre de porter à 1 000 le nombre de projets
soutenus. Des fonds de soutien à l'initiative des jeunes sont par
ailleurs annoncés pour chaque département dès février 2004. Ils
devraient représenter trois millions d'euros supplémentaires.
L'opération "Envie d'agir" a également été reconduite.
Une troisième série de mesures est destinée à "améliorer
leur information". Le ministre a ainsi annoncé la
création d'un Conseil national de l'information jeunesse. Une
"bourse européenne aux jobs d'été" devrait
être organisée en mars 2004, "accompagnée d'une aide
financière pour faciliter la mobilité des jeunes".
Concernant les loisirs, un "statut spécifique de
l'engagement éducatif" devrait être créé, afin de
préciser le statut des animateurs des centres de vacances et de
loisirs. Les formations au Brevet d'aptitude aux fonctions
d'animation (BAFA) devraient être rénovées. La réglementation
des centres de vacances et de loisirs devrait par ailleurs être
simplifiée.
Parmi les autres chantiers annoncés, des programmes d'incitation à
la lecture et à l'écriture en centres de vacances et de loisirs ;
dans ces mêmes centres, un travail de prévention des incivilités
et de la violence devrait être mis en œuvre. Enfin, ces mesures
évoquent l'aide aux jeunes menacés de rupture scolaire. Une
vingtaine d'ateliers-relais doivent ouvrir en janvier 2004. Cent
autres sont annoncés pour la prochaine rentrée.

Ateliers-relais : de
nouveaux partenaires pour l'Education nationale -12/01/04
Cinq nouvelles associations
rejoignent les trois associations déjà partenaires : la Ligue de
l'enseignement, les Francas et les CEMEA . Sont déjà partenaires
de l'Education nationale dans le cadre des ateliers-relais : La
Fédération des PEP (Fédération générale des
associations départementales des pupilles de l'enseignement
public), la FOEVEN (Fédération des oeuvres
éducatives et de vacances de l'Education nationale), l'UCPA
(Union nationale des centres sportifs de plein air), la Fondation
Auteuil (les Orphelins apprentis d'Auteuil) et l'IFAC
(Institut de formation d'animateurs de collectivités) ont signé un
avenant à la convention cadre du 2 octobre 2002. Cette convention
est conclue pour l'année scolaire 2003-2004.
Le dispositif des ateliers-relais s'inscrit dans la problématique
et le prolongement des classes-relais. Comme elles, les ateliers
doivent accompagner les élèves en situation de marginalisation
scolaire et sociale. En insistant un peu plus sur la dimension de
resocialisation et de rappel à la loi. Surtout, il se distingue des
classes-relais en fonctionnant grâce à un partenariat spécifique
établi avec les associations.
Dans son premier bilan, après un an d'existence des
ateliers-relais, le ministère de l'Education nationale avait
estimé que ce partenariat avec les associations devait être
clarifié. Un bilan auquel la Ligue de l’Enseignement avait
regretté de ne pas être associée.

Le projet de loi sur la
laïcité rendu public -
07/01/04
Le ministère de l'Education
nationale a rendu public, mercredi 7 janvier, le texte du projet de
loi "relatif à l'application du principe de
laïcité". Selon l'article premier "il est
ajouté au code de l'éducation un article" précisant que
"dans les écoles, collèges et lycées publics,
les signes et tenues qui manifestent ostentiblement l'appartenance
religieuse des élèves sont interdits."
L'article deux précise que la loi sera également applicable dans
les îles Wallis et Futuna, à Mayotte et en Nouvelle-Calédonie
dans les établissements publics relevant de la compétence de l'Etat.
Le troisième article précise enfin que ces dispositions "entrent
en vigueur à compter de la rentrée scolaire qui suit" la
publication de la loi.
Les sanctions seront "proportionnées à la gravité du
manquement".
Le texte avait été remis lundi 5 janvier au Conseil d'Etat et
devrait être examiné début février à l'Assemblée nationale
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