|

Un CIVIS remanié et confié à
l’Etat
Les sénateurs ont aménagé le volet «
accompagnement » du contrat d'insertion dans la vie sociale (CIVIS)
pour « permettre sa conclusion pour une durée supérieure à deux
ans et faire varier le montant de l'allocation ». Rappelons que ce
volet est particulièrement adapté aux jeunes rencontrant de graves
difficultés d’insertion professionnelle. Le régime du Civis «
nouvelle formule » devrait être fixé par décret.
En outre, la gestion du Civis reviendra désormais à l’État
alors qu’elle relevait jusqu’à présent des régions. Les sénateurs
ont en effet relevé que les régions mettaient actuellement en
place leurs propres dispositifs d'insertion professionnelle des
jeunes, les emplois-tremplins en premier lieu.
Modification des conditions de délivrance de l'attestation
d'accueil :
Les conditions de délivrance de l'attestation
d'accueil pour un étranger désireux d'effectuer en France un séjour
de moins de trois mois (privé ou familial) sont modifiées.
La personne s'engageant à héberger un étranger doit se présenter
personnellement en mairie.
Des agents communaux peuvent vérifier sur place si le logement
proposé par l'hébergeant est convenable.
L'hébergeant doit également s'engager à subvenir aux frais de séjour
de l'étranger. Une assurance est obligatoirement souscrite au
profit de l'étranger (par lui-même ou par l'hébergeant) afin de
"couvrir, à hauteur d'un montant minimum fixé à 30 000
euros, l'ensemble des dépenses médicales et hospitalières, y
compris d'aide sociale, susceptibles d'être engagées pendant toute
la durée de son séjour en France"
.
L’extinction des emplois jeunes.
Le projet de loi de cohésion sociale, dans son article 11, prévoit la
fin du renouvellement des postes emplois-jeunes et vise «
l’extinction de l’aide de l’Etat avant la fin de la période
de soixante mois » lorsqu’un jeune met fin avant son terme au
contrat qu’il avait conclu dans le cadre de ce dispositif.
Par ailleurs, une circulaire est attendue qui devrait proclamer la fin
des conventions pluriannuelles signées en 2000 pour la pérennisation
des emplois-jeunes. Un coup dur pour les associations qui, cette année-là,
avait encore le choix entre les deux dispositifs de pérennisation (épargne
consolidée et conventions pluriannuelles).
Les conventions conclues en 2001 et 2002 avaient en effet contraint les
associations à choisir l’épargne consolidée. Une décision qui
risque de laisser un goût amer pour toutes les structures qui, en
2000, avaient préféré s’orienter vers les conventions
pluriannuelles d’objectifs.

Amendement Coluche.
Lors de l’examen du projet de loi de cohésion sociale le 4 novembre
dernier, les sénateurs ont adopté à l’unanimité un amendement
qui propose d’augmenter le taux de déduction fiscale accordée
aux particuliers qui font des dons aux associations venant en aide
aux personnes en difficulté (Restos du cœur, Croix-Rouge, Emmaüs,
Secours populaire..).Le pourcentage de déduction des dons à été relevé à hauteur de 75
% des sommes versées (contre 66% actuellement), dans la limite de
470 euros (contre 404 euros jusqu'ici). Le ministre de la cohésion
sociale entend faire un geste en direction des personnes en
difficulté dans une période de chômage élevé. Et surtout, cet
amendement vise à pallier la baisse des ressources liée aux dons
qu'enregistrent les associations depuis 2000. Ces derniers ont en
effet baissé de 10 % entre 2000 et 2003, comme l'avait révélé
une enquête de la Fondation de France à la fin de l'année dernière.
Lourdes inquiétudes pour le milieu associatif du monde rural
Bien que la loi sur les territoires
ruraux entérine le rôle des associations dans l'animation du
milieu rural, celles-ci n'ont, depuis un an, aucune information sur
leurs conventions « animation rurale ».
Une reconnaissance législative certes, mais un « silence assourdissant » quant aux
moyens ! Les associations adhérentes au Comité d'étude et de
liaisons des associations à vocation agricole et rurale (Celavar)
passent conventions avec le ministère de l'agriculture pour leurs
actions en faveur de l'animation, de la création d'activités, de
la culture, du sport, de l'agriculture, de l'environnement… dans
le milieu rural. Depuis 1999, le partenariat est devenu stable grâce
à des conventions triennales faisant l'objet d'une concertation sur
les objectifs et d'une coordination, par le Celavar, des champs
couverts par les différents réseaux associatifs ruraux. Ces
conventions allaient jusque fin 2003.
Mais le terme échu, et malgré les interventions répétées des
membres du Celavar, leur renouvellement demeure en suspend. Le
ministère justifiant le délai par la conduite d'une évaluation,
menée en juin 2004. Selon les informations du Celavar, le ministère
considère l'année 2004 comme une parenthèse avant une reprise du
cours normal du partenariat pour 2005-2007. Ceci, sans pour autant
avancer un quelconque prévisionnel 2005.
C. Donnars, Transrural initiatives n°271, 26
octobre 2004.
Reçu
pour dons aux œuvres : modalités d'application de la procédure
de rescrit Les associations qui, même de bonne foi, délivrent à
tort un reçu pour dons aux œuvres sont passibles d’une amende
fiscale pouvant aller jusqu’à 25% des sommes mentionnées sur
le reçu. La loi du 1er août 2003 relative au mécénat, aux
associations et aux fondations a créé un dispositif de rescrit
permettant aux associations de s'assurer auprès des services
fiscaux qu'elles bénéficient du régime fiscal en faveur du mécénat.
Le décret n° 2004-692 est venu préciser les modalités de la
demande et l'instruction du 19 octobre 2004 fournit le modèle
réglementaire de cette demande
Télécharger
l'instruction Lire notre dossier sur le dons aux
œuvres
 CIVIS
: retour à l’État ? Les sénateurs
ont entamé le 27 octobre l’examen du projet de loi sur la cohésion
sociale. Ils pourraient recommander de réformer le contrat
d'insertion dans la vie sociale (CIVIS)
Les sénateurs observent que les régions s'orientent vers la
création de leurs propres outils d'aide à l'insertion des jeunes,
sous forme de « contrats-tremplins ». Il existe donc un
risque réel que le CIVIS, ne soit pas mis en oeuvre ou ne le soit
que par un petit nombre de régions, occasionnant ainsi des inégalités
dans la prise en charge des jeunes éloignés de l'emploi.
Pour éviter cette difficulté, les sénateurs proposent de
confier la gestion du CIVIS à l'État, qui pourra en déléguer la
mise en oeuvre aux missions locales ou aux permanences d'accueil,
d'information et d'orientation.
Pour prévenir ces
difficultés, la commission propose de confier la maîtrise du CIVIS
à l'État. Les régions pourront développer leurs propres outils
d'accompagnement des jeunes.
En savoir plus sur le
site du Sénat : http://www.senat.fr/rap/l04-032/l04-03212.ht

Réforme de l'administration régionale de l'État
La carte de l'administration d'État et territoriale est en train de
changer. Le décret n° 2004-1053 du 5 octobre 2004 prévoit la création
de pôles régionaux thématiques ainsi que la possibilité pour le
préfet de région de proposer des recoupements de services à titre
d'essai.
Le texte recense huit pôle de compétences :
- un pôle « éducation et formation », dont le responsable est le
recteur d'académie et qui comprend les services académiques ;
- un pôle « gestion publique et développement économique »,
dont le responsable est le trésorier-payeur général de région ;
- un pôle « transport, logement, aménagement » ou « transport,
logement, aménagement et mer » pour les régions littorales, dont
le responsable est le directeur régional de l'équipement ;
- un pôle « santé publique et cohésion sociale », dont le
responsable est le directeur régional des affaires sanitaires et
sociales ;
- un pôle « économie agricole et monde rural », dont le
responsable est le DRAF et qui comprend les services de la DRAF
ainsi que, pour les attributions relatives à la pêche et à
l'aquaculture marine, de ceux de la direction régionale des
affaires maritimes ;
- un pôle « environnement et développement durable », dont le
responsable peut être le directeur régional de l'environnement ou
le directeur régional de l'industrie, de la recherche et de
l'environnement ;
- un pôle « développement de l'emploi et insertion
professionnelle », dont le responsable est le DRTEFP et qui
comprend les services de la DRTEFP ;
- un pôle « culture », dont le responsable est le directeur
régional des affaires culturelles.
Dans les régions figurant sur une liste établie par arrêté du
Premier ministre, le préfet de région pourra instituer, à titre
expérimental, des pôles dont la composition et les attributions
sont dérogatoires aux dispositions ci-dessus.
Retrouvez le décret sur légifrance
consultez la
ciculaire du 16/11/2004 relative à la réforme de l'administration départementale de l'Etat
Un site Internet et un numéro vert pour le chèque emploi associatif
L'URSSAF lance un site Internet et un numéro vert d'information sur le Chèque
Emploi Associatif. Ce service s'adresse aux associations
employeurs qui n'occupent pas plus de 3 salariés équivalent
temps plein au cours de l'année. Il leur permet de déclarer dans
un seul document tout salarié dont le salaire est inférieur au
plafond de la sécurité sociale et de régler l'ensemble des
cotisations sociales.
Depuis le 1er juillet 2004, le service est ouvert pour toutes les
associations de France métropolitaine. Ce service est sécurisé et gratuit.
N° vert : 0 800 1901 00 - Site Internet : http://www.cea.urssaf.fr
Lire notre dossier
|