|

20
heures de formation par an !
Désormais chaque salarié en contrat à durée indéterminée
depuis au moins 1 an, aura droit à 20h de formation par an,
cumulable sur 6 années. C'est le nouveau droit individuel à la
formation (DIF)
L’employeur prend en charge les frais de formation, les frais de
transport, et lorsque la formation s’effectue en dehors du temps
de travail, il verse en sus à son employé, une allocation de
formation égale à 50 % du salaire.
Le salarié est à l’initiative de la demande de formation et doit
obtenir l’accord de son employeur sur le choix de celle-ci. À défaut
d’accord, il bénéficie d’une priorité d’accès à
l’ancien dispositif maintenu, c'est-à-dire au congé individuel
de formation.
À noter que les droits capitalisés par le salarié demeurent
acquis en cas de licenciement (sauf faute grave ou lourde) et sont
donc transférables d’une entreprise à une autre.
Loi sur la formation
professionnelle tout au long de la vie et le dialogue social
Loi sur laïcité
à l’école : les modalités d’application
La circulaire d’application de la loi
du 15 mars 2004 sur la laïcité et l’interdiction du port de
signes religieux à l’école, à été publiée au Journal
officiel le 22 mai 2004.
Selon la circulaire, la loi sur la laïcité, est applicable à tous
les établissements scolaires publics et concerne toutes les activités
qui sont sous la responsabilité de ces établissements, y compris
celles qui se déroulent en dehors de l’enceinte scolaire : cours
d’éducation physique et sportive, sorties scolaires, etc.
Dès la rentrée 2004, il sera interdit aux élèves de porter des
tenues ou signes faisant immédiatement reconnaître une
appartenance religieuse, tandis que les signes discrets resteront
autorisés.
La circulaire identifie clairement comme signes « ostensibles »,
et donc interdits , le voile islamique, la kippa ou encore les croix
de taille excessive. Pour autant cette liste n’est pas limitative
et il appartiendra aux responsables des établissements de cibler la
portée religieuse qui pourrait être attachée à certaines tenues
ou accessoires. Concernant « le bandana », si la circulaire ne
l’interdit pas en tant que tel, puisqu’elle autorise « les
accessoires ou tenues portés communément par les élèves », elle
précise néanmoins que l’élève ne pourra pas refuser de se
conformer aux règles applicables à la tenue des élèves (retrait
de tout accessoire pour des cours d’EPS par exemple) sous prétexte
qu’elle y accorde une valeur religieuse.
À noter enfin qu’en cas de conflit, priorité doit être donnée
au dialogue. Ainsi toute procédure disciplinaire d’exclusion
d’un élève ne saurait être mise en œuvre sans que le chef d’établissement
ait organisé un dialogue préalable.
Consultez
la circulaire d'application de la loi sur la laïcité à l'école
Loi du 15 mars 2004 sur la laïcité à l'école
Lancement d'un portail européen sur la jeunesse le 26 mai 2004
La Commission européenne lance le 26 mai 2004 un portail destiné à répondre
aux questions des jeunes Européens. Il permettra d'accéder à plus
de 10 000 sites web rédigés dans les 20 langues de l'Union.
"L'objectif ultime de ce portail est d'améliorer la
participation des jeunes à la vie publique et de favoriser leur
citoyenneté active", indique la Commission européenne.
Celle-ci souhaite également créer par cette opération "une
plate-forme dynamique où les jeunes Européens pourront venir
s'informer et s'exprimer".
Le portail européen de la jeunesse (http://europa.eu.int/youth) se
subdivise en cinq grandes sections: les études, le travail, le
volontariat et les échanges, le droit des jeunes et les portails
destinés aux jeunes. Il propose également des informations sur
l'Europe, les politiques en cours ainsi que plusieurs sondages reflétant
les comportements des jeunes d'aujourd'hui. Il permet en outre d'accéder
à diverses informations sur les études dans l'enseignement
secondaire et à l'université, sur le lieu de travail, sur
l'apprentissage des langues ainsi que sur l'apprentissage informel.
Le
contrat de « volontariat de solidarité internationale » en cours
de discussion
L’Assemblée
nationale qui vient d’adopter, le 4 mai le projet de loi relatif
au contrat de volontariat de solidarité internationale. Il vise à
fournir un cadre juridique sécurisé au volontariat à vocation
humanitaire effectué dans le cadre d’une organisation non
gouvernementale (ONG). Il concerne des volontaires de nationalité
française ou d’un Etat membre de l’Europe des 25. Le contrat
encadrera toutes les formes de volontariat associatif de solidarité
internationale accompli dans tous les pays hors de l’Union Européenne,
quels que soit l’âge du volontaire, la durée de la mission et
son mode de financement.
Ce contrat devrait
organiser, pour une durée maximale de 2 ans, « une collaboration désintéressée
» (art.1) entre l'association et le volontaire dont certaines
dispositions dérogeraient en partie au code du travail ( congés,
protection sociale ou régime indemnitaire). Toutefois (art 3) « si
le candidat volontaire est un salarié de droit privé, l'engagement
pour une ou plusieurs missions de volontariat de solidarité
internationale d'une durée continue minimale d'un an est un motif légitime
de démission. Dans ce cas, si l'intéressé réunit les autres
conditions pour bénéficier d'une indemnisation du chômage, ses
droits seront ouverts à son retour de mission [même s’il
interrompt sa] mission. »
Le volontaire bénéficie
au minimum d'un congé de deux jours non chômés dès que sa
mission dépasse six mois et des congés de maladie, de maternité,
de paternité et d'adoption prévus par le code du travail et le
code de la sécurité sociale pour les travailleurs salariés.
Pendant ces congés, il perçoit la totalité de l'indemnité
permettant (art.7) « d'accomplir sa mission dans des conditions de
vie décentes ». Cette indemnité n'a pas le caractère d'un
salaire ou d'une rémunération. Elle n'est soumise, en France, ni
à l'impôt sur le revenu, ni aux cotisations et contributions
sociales. Le montant de l'indemnité ainsi que les conditions dans
lesquelles elle est versée sont fixés par contrat.
Le
projet sur le site de l’Assemblée Nationale
Lancement
de la 9ème édition du « Prix de la solidarité associative »
Organisé par La
Jeunesse au Plein Air (La JPA), le ministère de la Jeunesse, des
Sports et de la Vie Associative et la CASDEN, le Prix de la
solidarité associative récompense des projets associatifs réalisés
ou en cours de réalisation. Huit projets associatifs pourront être
primés cette année. Ils se partageront la somme de 30.000 €.
Les associations visant à favoriser chez les enfants et les jeunes,
les loisirs et la culture, les vacances, l’éducation à la
solidarité, l’éducation à la citoyenneté et à
l’environnement, le respect des droits, la lutte contre
l’exclusion… peuvent postuler jusqu’au 7 octobre 2004.
Ces associations doivent avoir été créées depuis moins de cinq
ans, présenter un caractère laïque et ne doivent pas appartenir
à un réseau ou être affiliées à une fédération ou une confédération.
En savoir plus : Site
de la JPA
Haute
autorité de lutte contre les discriminations : des travaux annoncés pour 2005
La Haute autorité de lutte contre les discriminations devrait débuter
ses travaux au 1er janvier 2005.
C'est du moins le souhait de Catherine Vautrin. La secrétaire d'État
à l'Intégration et à l'Egalité des chances a annoncé, mardi 25
mai, que le projet de loi créant cette instance serait transmis au
Conseil d'État "dans les tout prochains jours".
La création de cette Haute autorité avait été préconisée par
Bernard Stasi, alors médiateur de la République, dans un rapport
remis au Premier ministre en février dernier.
|