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Contrat d'avenir

Contrat de travail, Mise en ligne le 14/05/05 

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Le contrat d’avenir est destiné à faciliter l'insertion sociale et professionnelle des personnes bénéficiaires du revenu minimum d’insertion (RMI), de l'allocation de parent isolé (API) ou de l'allocation de solidarité spécifique (ASS) qui rencontrent des difficultés particulières d'accès à l'emploi. 

Il porte sur des emplois visant à satisfaire des besoins collectifs non satisfaits. 

Bénéficiaires du contrat d'avenir
Les employeurs
Nature du contrat de travail
Suspension et rupture du contrat de travail
Rémunération
Aides attachées au contrat d'avenir
Actions de formation et d'accompagnement vers l'emploi
Les formalités
Textes de référence

 

Bénéficiaires du contrat d'avenir

Le contrat d’avenir s’adresse aux bénéficiaires du RMI, de l’allocation de solidarité spécifique (ASS) ou de l’allocation de parent isolé (API) dont les droits ont été ouverts depuis au moins 6 mois au cours des 12 derniers mois à la date de conclusion du contrat. 

Les périodes au cours desquelles les droits à ces allocations se sont succédés au cours des 12 derniers mois sont cumulables pour atteindre les 6 mois nécessaires.

La condition d’ancienneté de 6 mois de droits à l’une des allocations ci-dessus n’est pas opposable aux personnes bénéficiant d’un aménagement de peine ainsi qu’aux personnes précédemment détenues, prévenues ou condamnées

La prescription du contrat d’avenir est placée sous la responsabilité du président du Conseil général ou du maire de la commune de résidence du bénéficiaire ou, le cas échéant, du président de l’établissement public de coopération intercommunale (EPCI).

Les employeurs

L’embauche en contrat d’avenir est réservée aux employeurs du secteur non marchand. 

Il s’agit notamment : 

  • des  organismes de droit privé à but non lucratif (associations, comités d’entreprise, syndicats professionnels…), 

  • des collectivités territoriales et leurs groupements (syndicats intercommunaux...),

  • des personnes morales de droit public (établissements publics nationaux administratifs ou industriels et commerciaux, établissements publics locaux administratifs ou industriels et commerciaux, groupements d’intérêt public…), 

  • des personnes morales de droit privé chargées de la gestion d'un service public (régies de transport, sociétés HLM, sociétés d’économie mixte chargées d’une mission de service public…),

  • des ateliers et chantiers d’insertion. 

Nature du contrat de travail

Le contrat d’avenir est un contrat de travail à durée déterminée.

La durée initiale du contrat est de 2 ans. Il peut être renouvelé dans la limite de 12 mois. Pour les bénéficiaires âgés de plus de 50 ans, la limite de renouvellement peut être de 36 mois. Dans tous les cas, le renouvellement du contrat est lié au renouvellement de la convention.
Sauf dispositions conventionnelles prévoyant une durée inférieure, la période d’essai du contrat d’avenir est fixée à un mois.

La durée de travail hebdomadaire est fixée à 26 heures. Elle peut varier, dans la limite d’un tiers de sa durée, sur tout ou partie de l'année, à condition de ne pas dépasser les 35 heures hebdomadaires et de respecter la moyenne de 26 heures hebdomadaires sur toute la période du contrat. Toutefois, pour le calcul de la rémunération, le nombre d’heures hebdomadaires de travail effectuées est réputé égal à 26, ceci afin d’assurer au salarié une rémunération stable.

Le programme indicatif de la répartition de la durée du travail sur l’année est communiqué par écrit au salarié au moins 15 jours ouvrés avant la période annuelle de référence ; la modification éventuelle de cette programmation doit également respecter un délai de prévenance de 15 jours.

Suspension et rupture du contrat de travail

Le salarié peut rompre le contrat d'avenir lorsqu'il justifie :

  • d'une embauche pour une durée indéterminée, 

  • d'une embauche pour une durée déterminée au moins égale à 6 mois, 

  • du suivi d'une formation qualifiante.

En cas de rupture du contrat d’avenir pour pour toute autre raison qu’une embauche ou qu’il n’est pas renouvelé et que le salarié n’exerce pas d’activité professionnelle rémunérée, le versement de l’allocation dont il bénéficiait avant la conclusion de son contrat est maintenue ou rétablie dans des conditions spécifiques à chacune de ces allocations.

Le contrat d’avenir peut également être suspendu à la demande du salarié pour lui permettre d’effectuer une période d’essai afférente à une offre d’emploi en CDI ou en CDD d’au moins six mois. En cas d’embauche, le contrat d’avenir peut être rompu sans préavis.

Rémunération 

Sauf clauses contractuelles ou conventionnelles plus favorables, le salarié titulaire d’un contrat d’avenir perçoit une rémunération égale au produit du SMIC horaire multiplié par le nombre d’heures de travail.(soit 7,61€ au 01 juillet 2004)
Il continue en outre de percevoir l’allocation (RMI, ASS ou API) dont il bénéficiait au moment de la conclusion du contrat d’avenir, diminuée, en principe, du montant de l’aide forfaitaire versée à l’employeur.

Aides attachées au contrat d'avenir

Au titre d’une embauche sous contrat d’avenir, l’employeur bénéficie :

  • D’une aide versée par l’organisme débiteur de l’allocation de RMI, de l’allocation spécifique de solidarité ou de l’allocation de parent isolé perçue par le bénéficiaire du contrat. Son montant est égal à celui du RMI garanti à une personne isolée, soit 425,40€ au 01 janvier 2005,

  • D’une aide dégressive de l’Etat . Le montant de cette aide, calculé sur la base de la différence entre la rémunération mensuelle brute versée au salarié et le montant de l’aide versée par le débiteur de l’allocation de RMI, d’ASS ou d’API, correspond :
    - la 1ère année : à 75 % du différentiel à la charge de l’employeur,
    - la 2ème année : à 50 % du différentiel,
    - la 3ème année (ainsi que les 4ème et 5ème années lorsque le contrat bénéficie à des personnes âgées de 50 ans et plus à la date d’embauche) : à 25 % du différentiel.

  • D’une aide forfaitaire de l’Etat  de 1500€ lorsque l’employeur transforme le contrat d’avenir en CDI avant l’issue de la convention. Cette aide est versée après 6 mois de présence effective du salarié chez l’employeur. 

actions de formation et d’accompagnement vers l’emploi

La personne embauchée dans le cadre d’un contrat d’avenir bénéficie obligatoirement d’actions de formation et d’accompagnement qui sont précisées dans le contrat et peuvent être menées pendant le temps de travail et en dehors de celui-ci. En outre, le contrat ouvre droit à une attestation de compétences délivrée par l’employeur et il est pris en compte au titre de l’expérience requise pour la validation des acquis de l’expérience.

Une annexe à la convention précise les objectifs, le programme et les modalités d’organisation et d’évaluation des actions d’accompagnement et de formation.

Un référent est chargé d’assurer le suivi du parcours d’insertion professionnelle du bénéficiaire du contrat d’avenir. Cette mission peut être assurée par une personne physique ou être confiée à un organisme chargé du placement ou de l’insertion, notamment une maison de l’emploi ou une association d’insertion. Les modalités d’intervention de ce référent sont précisées en annexe à la convention conclue par l’employeur.

Les formalités

La conclusion du contrat d'avenir est subordonnée à la signature préalable d'une convention entre 4 parties : 

  • le salarié qui s’engage à prendre part à toutes les actions qui y sont prévues,

  • l’employeur, 

  • le président du conseil général ou le maire (ou, le cas échéant, le président de l’établissement public de coopération intercommunale), 

  • le représentant de l’Etat. 

Cette convention définit notamment :
- le projet professionnel proposé au bénéficiaire du contrat d’avenir ;
- les caractéristiques de l’emploi proposé ;
- les conditions d’accompagnement dans l’emploi du bénéficiaire et les actions de formation ou de validation des acquis de l’expérience qui doivent être mises en oeuvre à son profit.

La convention est conclue pour une durée de 2 ans, renouvelable pour 12 mois. La situation du salarié est réexaminée tous les 6 mois.

Textes de référence

Références :
Code du travail articles L322-4-10 à 322-4-13
Code du travail articles R322-17 à R322-17-12

Circulaire DGEFP n°2005 – 13  du 21 mars 2005 relative à la mise en œuvre du Contrat d’Avenir (source Ministère de l'emploi)
Décret n° 2005-242 du17 mars 2005 relatif au contrat d'avenir, au contrat insertion-revenu minimum d'activité et modifiant le code du travail (source Legifrance)


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