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Le congé pour création d'entreprise 

Mis en ligne le 05/12//03

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Un salarié peut bénéficier d'un congé non rémunéré pour créer sa propre entreprise ou reprendre une entreprise existante. Les salariés qui souhaitent créer ou reprendre une entreprise ont le droit, s'ils ont une ancienneté suffisante, d'obtenir de leur employeur un congé sans solde d'un an. Le régime applicable à ce congé est organisé par les articles L.122-32-12 et suivants du Code du travail.

Qui peut en bénéficier
Durée du congé
Formalités à effectuer
Report du congé
Gestion de l'absence
Fin du congé
Textes de référence

 

Qui peut en bénéficier ?

Pour avoir droit au congé pour la création d'entreprise, le salarié doit, à la date du départ en congé, justifier d'une ancienneté dans l'entreprise d'au moins vingt-quatre mois mois, consécutifs ou non.

Le salarié doit avoir pour projet de reprendre ou de créer une entreprise : il peut s'agir d'une entreprise industrielle, commerciale, artisanale ou agricole, créée ou reprise à titre individuel ou sous la forme d'une société, à condition toutefois que le salarié bénéficiaire du congé en détienne effectivement le contrôle.

Le salarié ne doit pas avoir bénéficié d'un tel congé au cours des 3 dernières années.

Durée du congé

La durée initiale du congé pour création d'entreprise est fixée à un an. Mais le salarié a la possibilité de porter la durée du congé à 2 ans sous réserve d'en informer l'employeur, trois mois au moins avant le terme de la première année de congé, par lettre recommandée avec accusé de réception. 

En cas d'échec de l'entreprise pendant le congé, le salarié ne peut ne peut invoquer aucun droit à être réemployé avant l'expiration prévue du congé.
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Formalités à effectuer

Le salarié doit informer l’employeur par lettre recommandée avec accusé de réception au moins deux mois à l’avance. Cette lettre doit mentionner obligatoirement la date de départ choisie, la durée du congé et l'amplitude de la réduction souhaitée du temps de travail (absence totale ou temps partiel). Le salarié doit en outre préciser l'activité de l'entreprise qu'il prévoit de créer ou de reprendre.

L’employeur doit faire connaître sa réponse dans les 30 jours suivants la demande. Si l’employeur ne répond pas dans ce délai, le salarié peut considérer que son congé est accepté.

Report du congé

L'employeur a la possibilité de différer le départ du salarié. Les modalités varient selon que l'entreprise comporte plus ou moins de 200 salariés.

Dans les entreprises de moins de 200 salariés

L'employeur a la faculté de différer de manière discrétionnaire le départ en congé, dans la limite de six mois à compter de la présentation de la demande

En outre, le départ en congé peut également être différé par l'employeur de telle sorte que le nombre de jours d'absence prévu au titre des congés pour la création d'entreprise et sabbatique ne dépasse pas 2% du nombre total des jours de travail effectués dans les douze mois précédant le départ en congé.

L'employeur peut également refuser le départ en congé après avis des représentants du personnel, s’il estime que le congé peut avoir des conséquences préjudiciables à la production et à la bonne marche de l’entreprise. Ce refus doit être motivé et notifié au salarié par courrier recommandé avec accusé de réception, ou remis en main propre contre une décharge.
Dans les 15 jours suivant la réception de la lettre, le salarié peut contester ce refus devant le bureau de jugement du conseil de prud´hommes, selon les formes applicables au référé.

 Dans les entreprises de plus de 200 salariés

L'employeur a la faculté de différer de manière discrétionnaire le départ en congé, dans la limite de six mois à compter de la présentation de la demande

En outre, le départ en congé peut également être différé par l'employeur de telle sorte que le pourcentage des salariés simultanément absents de l'entreprise au titre des congés pour la création d'entreprise et sabbatique ne dépasse pas 2 % de l'effectif de cette entreprise, jusqu'à la date à laquelle cette condition de taux est remplie.

Dans les entreprises de plus de 200 salariés, l'employeur ne peut donc que différer le départ du salarié, il ne peut pas l'empêcher.

Gestion de l'absence

En cas d'absence du salarié. Le contrat de travail est simplement suspendu. Sauf disposition conventionnelle plus favorable, le salarié n'est pas rémunéré.

Lorsque le salarié passe à temps partiel, il faut rédiger un avenant comprenant toutes les clauses obligatoires à ce type de contrat. Si le congé est renouvelé, il faut un nouvel avenant. Embaucher sous CDD un remplaçant pour compléter le temps partiel était déjà permis par l'administration, c'est désormais autorisé par la loi.