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L'employeur
a la possibilité de différer le départ du salarié. Les
modalités varient selon que l'entreprise comporte plus ou
moins de 200 salariés.
Entreprises
de moins de 200 salariés
L'employeur
peut différer dans la limite de 9 mois le départ en congé
afin que le nombre de jours d'absence prévus au titre des congés
sabbatiques et pour création d'entreprise ne dépasse 2 % du
nombre total des jours de travail effectués dans l'entreprise
pendant les 12 mois précédant le départ en congé.
L'employeur
peut également refuser le départ en congé après
avis des représentants du personnel, s’il estime que le congé peut avoir des
conséquences préjudiciables à la production et à la bonne marche de
l’entreprise. Ce refus doit
être motivé et notifié au salarié par courrier recommandé avec
accusé de réception, ou remis en main propre contre une décharge.
Dans les 15 jours suivant la réception de la lettre, le salarié
peut contester ce refus devant le bureau de jugement du conseil des
prud’hommes.
Entreprises
de plus de 200 salariés
Si
l'entreprise compte deux cents salariés et plus, le congé
sabbatique ne peut être refusé. En revanche, l'employeur
peut différer dans la limite de 6 mois le départ en congé si
les absences simultanées, au titre des congés sabbatiques et
des congés pour création d'entreprise, dépassent 2 % de
l'effectif total.
Ce
taux est ramené à 1,5 % lorsqu'il n'y a de salariés absents
qu'au titre des congés sabbatiques dans l'entreprise considérée.
Même
si le quota n'est pas atteint, le chef d'entreprise peut également
différer le départ en congé (pour la bonne marche de
l'entreprise).
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