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Licenciement pour motif personnel - les motifs -
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Les motifs
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Tout
licenciement, pour motif personnel
doit être fondé sur une cause réelle et sérieuse.
Il n'existe pas de définition légale. Selon les tribunaux, une
cause réelle est une cause établie qui repose sur des faits
objectifs, vérifiables et non sur une impression ou un jugement.
Un motif sérieux résulte d'un fait suffisamment grave qui rend
impossible la poursuite du travail.
L'employeur
qui rompt un contrat de travail sur un motif non réel et
sérieux commet un abus de droit.
L'illégalité de certaines causes
Le licenciement pour faute
Le licenciement sans faute
Des sanctions en l'absence de cause réelle et sérieuse
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L'illégalité de certaines causes
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Licencier un salarié parce qu'il a
exercé, dans des conditions normales, ses droits et ses libertés
fondamentales (droit de grève, droit de saisir la justice,
exercice d'activité syndicales ou mutualiste…)
ou sur le refus du salarié de travailler dans des conditions
non conformes avec le droit du travail est interdit.
Sont également considérés comme
nuls, les licenciements fondés sur un motif discriminatoire :
- sexe,
- situation de famille,
- mœurs,
- origines,
- convictions religieuses,
- opinions politiques,
- appartenance à une ethnie, une nation ou une race,
- état de santé (sauf inaptitude constatée par le médecin du
travail)
- ou le handicap.
Enfin, un licenciement ne peut
être fondé sur le fait que le salarié concerné a subi ou refusé
de subir des actes de harcèlement sexuel, a témoigné de tels
agissements ou les a relatés.
Outre les sanctions pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, l'employeur
encourt le plus souvent des sanctions pénales.

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Licenciement pour faute
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La faute doit
avoir un caractère de gravité suffisant pour justifier le
licenciement. Il convient d'apprécier les événements au cas
par cas, selon leur ampleur, leurs conséquences sur la bonne
marche de l'entreprise, les "états de service" du salarié.
Certains faits fautifs peuvent être qualifiés de
fautes graves ou lourdes :
La
faute grave résulte d'un fait ou d'un ensemble de
faits qui causent des troubles sérieux ou des pertes pour
l'entreprise et rendent impossible le maintien du salarié dans
l'entreprise même pendant la durée limitée du préavis. Elle
entraîne le départ du salarié sans indemnité compensatrice de
préavis, ni indemnité légale de licenciement.
Si des faits pris isolément pour un salarié ne sont pas
graves, ils peuvent le devenir par réitération ou
accumulation.
Les cas dans lesquels la faute grave est généralement retenue
sont l'abandon de poste, les absences non autorisées, le
dénigrement, l'insubordination, l'ivresse, les violences, le vol.
La
faute lourde résulte d'un comportement d'une
extrême gravité renforcé par l'intention du salarié de nuire
à l'employeur ou à l'entreprise.
Non seulement la faute lourde entraîne les mêmes conséquences
que la faute grave, pas d'indemnité compensatrice de préavis,
pas d'indemnité légale de licenciement, mais elle prive
également le salarié de l'indemnité de congés payés et
autorise l'employeur à demander en justice des dommages et
intérêts.

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Licenciement sans faute
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Insuffisance professionnelle, inaptitude physique constatée par le médecin
du travail, maladie prolongée, refus d'une modification du
contrat de travail peuvent constituer des causes réelles et
sérieuses de licenciement.
A noter qu'un licenciement
consécutif au refus du salarié d'une modification de son
contrat de travail consécutive à l'application d'un accord
collectif de réduction du temps de travail est un licenciement
individuel pour motif personnel (et non pour motif économique).

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Des sanctions en l'absence de cause réelle et sérieuse
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Tout
licenciement peut être contesté devant le conseil
des prud'hommes.
Si celui-ci estime qu'il n'existe pas de
cause réelle et sérieuse, il peut : - proposer la
réintégration du salarié dans l'entreprise, - condamner
l'employeur à verser au salarié une indemnité au moins égale à
6 mois de salaires. Toutefois, si le salarié a moins de deux
ans d'ancienneté ou travaille dans une entreprise de moins de
11 salariés, le montant de l'indemnité est fixé selon le
préjudice subi. Ces sommes viennent en plus des indemnités de
licenciement et de préavis.

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