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Quel est le rôle de l'assemblée générale d'une association loi de 1901 ? |
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C'est l'organe de délibération de l'association.
Elle se compose de tous les membres de l'association. La loi de 1901 étant
muette à son égard, son fonctionnement est régi par les statuts
ou le règlement intérieur (périodicité, modalités de
convocation, de vote ou de quorum, etc). On distingue l'assemblée
générale ordinaire et l'assemblée générale extraordinaire.
- L'assemblée
générale ordinaire se réunit à la date généralement fixée
par les statuts pour débattre des questions qui lui sont dévolues :
présentation et approbation des rapports moraux et financiers,
vote du budget, élection du conseil d'administration, examen des
actes de gestion importants (achats, ventes de biens, orientation
des activités, montant des cotisations,...), etc.
- L'assemblée
générale extraordinaire peut être convoquée par le conseil
d'administration ou à la demande d'un certain nombre d'adhérents
déterminé par les statuts. Elle intervient lorsque se présente
un sujet particulièrement grave ou d'une urgence telle qu'on ne
peut attendre l'assemblée générale ordinaire pour l'examiner
(modification des statuts ou dissolution par exemple).
A noter : la tenue d'une assemblée générale est
obligatoire dans les cas suivants :
- approbation des comptes annuels des associations sportives
à statut renforcé, des fédérations sportives et des
associations émettant des obligations,
- sollicitation de la reconnaissance d'utilité publique,
- dévolution des biens en cas de dissolution volontaire, en
l'absence de dispositions statutaires.
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L'AG est-elle obligatoire? |
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Les
associations déclarées ont l'obligation de réunir une Assemblée Générale uniquement en
cas de dissolution et, si elle n'est pas spécifiée dans les statuts, de dévolution
des biens. Ce n'est que lorsque les statuts de l'association le prévoient
que l'obligation de tenue d'une AG s'impose à tous les membres.
Toutefois, la recherche d'une véritable transparence et de règles
de fonctionnement démocratique conduisent bien souvent les
fondateurs à prévoir dans les statuts une Assemblée Générale
ainsi que la périodicité de ses réunions, habituellement une à
deux fois par an.
Nota
Certaines catégories d'associations (celles qui sont reconnues
d'utilité publique, agréées par divers ministères, émettrices
d'obligations ou affiliées à des fédérations sportives) ont
l'obligation de mettre en place une Assemblée Générale.
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Une assemblée générale est-elle ouverte à tout public
? |
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En cas de silence des statuts à ce sujet, c'est
l'assemblée générale elle-même qui doit statuer. Cependant, la
règle est généralement que l'assemblée générale n'est
ouverte qu’au seuls membres de l'association et aux invités
dont la liste a été arrêtée par le conseil d’administration.
Personne ne peut imposer sa présence s'il n'est pas adhérent (à
jour de ses cotisations le cas échéant) de l'association. Enfin,
si des personnes non adhérentes peuvent assister à l'assemblée
générale, elles ne peuvent y disposer du droit de vote
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Peut-on adhérer librement à une association ? |
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La liberté d'association est un principe constitutionnel. Cela
implique nécessairement le droit pour chacun d'adhérer ou non
à une association. Mais en contrepartie, cela donne la
possibilité pour toute association de choisir ses adhérents.
L'admission de nouveaux membres est habituellement prévue par les statuts.
Il n'y a aucune règle précise définissant les conditions à
remplir pour être admis.
Par ailleurs, l'association étant un
contrat, l'accord des associés est souvent nécessaire,
celui-ci est généralement donné par le conseil d'administration
ou le bureau conformément aux dispositions statutaires s'il y
en a. Les statuts peuvent prévoir plusieurs catégories de
membres aux droits et obligations différents.
Attention : si l’association a le droit de refuser à une
personne d’être adhérente, cela ne peut être pour des
raisons de discrimination : sexe, origine, situation de
famille, apparence physique, patronyme, état de santé,
handicap, caractéristiques génétiques, mœurs, orientation
sexuelle, appartenance ou non-appartenance, vraie ou supposée,
à une ethnie, une nation ou une religion déterminée (art.
225-1 du Code pénal).
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Peut-on exclure un membre d'une association ? |
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L'association résulte d'une convention régie par les
principes du droit applicables aux
contrats et obligations. L'adhésion à une
association constitue donc un engagement qui suppose d'une
part des conditions et impose d'autre part des
règles. Tout membre qui ne remplit pas ses obligations
contractuelles encourt donc des sanctions pouvant aller
jusqu'à l'exclusion de l'association.
L'exclusion peut intervenir :
- lorsque les conditions requises par les statuts pour
adhérer à l'association ne sont plus réunies (capacité
juridique, droits civiques, activité professionnelle, âge, etc),
- en cas d'infraction aux règles statutaires ou au
règlement intérieur (non-paiement des cotisations, fautes, motifs graves, etc).
La procédure d'exclusion est généralement prévue par les
statuts ou le règlement intérieur de l'association ; elle
peut être prononcée sur décision du conseil d'administration
ou de l'assemblée générale. A défaut de stipulation
statutaire, elle peut intervenir dès lors que l'associé ne
respecte pas ses engagements (résolution de l'adhésion).
En toute hypothèse, l'intéressé doit être averti par écrit
de la décision susceptible d'être prise à son encontre ainsi
que de la possibilité qui lui est offerte de se défendre.
L'associé exclu dispose de plusieurs recours possibles :
- le recours amiable devant le conseil
d'administration, l'assemblée générale ou le cas échéant la
fédération. De telles dispositions peuvent être prévues par
les statuts ou le règlement
intérieur;
- le recours judiciaire devant le tribunal de grande
instance du siège de l'association. La décision d'exclusion
peut être annulée pour des motifs de forme (par exemple,
décision prise par le conseil d'administration alors que les
statuts prévoient que seule l'assemblée générale peut radier
un membre) ou pour des motifs de fond (par exemple lorsque la
faute retenue n'est pas d'une gravité telle qu'elle justifie la sanction).
A noter : l'annulation par
un tribunal d'une décision d'exclusion rend à l'intéressé sa
qualité de membre mais, n'étant pas susceptible d'exécution
forcée, ne peut en principe imposer à l'association sa
réintégration effective. En cas d'inexécution du jugement, il
existe néanmoins la possibilité de demander réparation du
préjudice subi.
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Quels peuvent être
les différents types de membres d'une association et quels sont leurs droits ? |
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Les membres sont toutes les personnes, physiques ou morales, qui
participent à l’association.
Chaque association est libre de décider de
la qualité de ses membres. Il importe de préciser quel est le
pouvoir du membre (droit de vote à l'assemblée générale, possibilité
d'être élu), la manière pour devenir membre, le montant ou la
dispense de cotisation.
L'usage a retenu plusieurs types de membres, mais la terminologie n'a
pas de valeur juridique. Les plus courants sont :
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Un mineur peut-il être élu au conseil d'administration ? |
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Bien que de nombreuses associations soient ouvertes
aux mineurs, et bien que ceux-ci peuvent représenter des forces
vives au sein de l’association, ils ne sont pas toujours pris en
compte dans la vie et dans la gestion même de l’association.
Une réponse ministérielle du 28 août 1971
précise que rien n' empêche un mineur d’être élu au conseil d’administration
et de contribuer efficacement au développement de son groupement, sans
qu’il puisse toutefois, être investi de la mission de le représenter dans
les actes de la vie civile, ou être chargé de la gestion
financière. Ainsi, un mineur peut être élu au sein du Conseil
d’Administration de l’association mais il ne peut pas pour autant occuper
les fonctions de président ni de trésorier
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Un mineur peut-il créer une association ? |
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L’association est un contrat. Or aux
termes de l’article 1124 du Code Civil, un mineur est
incapable juridiquement. Il ne peut donc pas contracter. La
jurisprudence admet cependant qu’un mineur peut adhérer à
une association, voire participer à sa création, même avec
le seul accord tacite de ses parents. En revanche, il ne peut
exercer certaines fonctions susceptibles d’engager sa
responsabilité et donc de lui porter préjudice.
Afin de résoudre cette difficulté
juridique et de faciliter l’apprentissage de l’engagement
chez les jeunes, un réseau national dit "juniors
associations" a été créé par la Ligue française
de l’enseignement et de l’éducation permanente, le
groupement d’intérêt public Défi-jeunes, l’association
J-Presse, auxquels se sont jointes la confédération des MJC
de France et la fédération des centres sociaux et
socio-culturels. Les jeunes qui veulent mettre en place des
projets bénéficient d’un accompagnement (avec des relais
départementaux), grâce notamment à l’utilisation du
mécanisme de la stipulation pour autrui. Cela permet à la
"junior association", même si elle est composée
exclusivement de mineurs, de disposer d’une assurance pour
ses activités et d’ouvrir un compte bancaire dont le
réseau national des "juniors associations" se porte garant.
Pour tout renseignement contacter le
réseau départemental des Juniors associations, tél. : 03 24 33 81 10
En savoir plus
fol08.org
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Le fichier des adhérents peut-il être diffusé sur internet ? |
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Oui , mais
attention : dans ce cas, les adhérents doivent être
informés au préalable et mis en mesure, s'ils le souhaitent,
compte-tenu des risques particuliers de capture des
informations diffusées sur le Web, de s'opposer à une telle diffusion.
Voir modèle de courrierpréalable à toute diffusion sur internet
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Une boîte postale peut-elle être le siège d'une association ? |
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Une boîte
postale ne peut constituer le siège d'une association. les
imprimés d'insertion au Journal Officiel (déclaration de
création et de modification) précisent que les boîtes
postales ne sont pas admises pour désigner les sièges
sociaux d'associations. La boîte postale est un moyen
pratique pour gérer les activités quotidiennes d'une
association mais elle n'est pas une composante statutaire
légale ou réglementaire du contrat d'association.
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