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Organiser
une manifestation culturelle Mis
en ligne le 29/12/04 |
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Organiser une manifestation culturelle |
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Se
produire en public, organiser un concert ou monter un
spectacle sont autant d'activités qu'une association peut être
amenée à gérer. Qu'il s'agisse de groupes amateurs ou
professionnels, d'encadrant salariés ou de bénévoles, il
existe des réglementations en matière de spectacles vivants
qu'il convient de respecter.
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Autorisation du maire |
Un
spectacle ne s'organise jamais sans en avoir l'autorisation
du maire de la commune où aura lieu la
manifestation, ou de la préfecture de police pour Paris, Lyon et Marseille.
Cette autorisation s'obtient sur simple demande écrite effectuée
un mois à l'avance. Elle peut cependant être refusée pour différents motifs : non-respect de
la sécurité publique (salles non conformes...) ou de
l'ordre public, non-respect de la législation. Les organisateurs «régulièrement occasionnels» peuvent également
être frappés d'interdiction pour absence de
la licence d'entrepreneur de spectacles.
L'obtention de cette autorisation implique que la salle soit
aux normes de sécurité. En principe, toutes les salles de spectacles (privées ou
municipales) ont obtenu l'agrément
de la commission de sécurité. Toutefois, ceci fait partie des premières
questions à poser au bailleur de la salle.
Au cas où vous utiliseriez un lieu inhabituel (entrepôt, gymnase, etc.) ou
nouveau, il vous faudra obtenir un avis favorable de la
Commission de sécurité pour l'accueil de public. Pour la
tenue de la manifestation, il conviendra d'appliquer les
consignes édictées par cette commission.
Il convient de s’informer auprès
des autorités municipales des conditions relatives notamment :
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à l’affichage
-
à la distribution de tracts
-
aux annonces par haut-parleurs
-
aux mesures de sécurité (pompiers.
L’installation d’un débit de boissons
temporaire doit également faire l’objet d’une autorisation en mairie.
Ouverture d'une buvette en savoir plus
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Déclaration
à la préfecture
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Les spectacles organisés par des entrepreneurs de
spectacles occasionnels doivent faire l'objet d'une déclaration préalable au
Préfet un mois avant la date prévue pour leur déroulement.
Si les représentations sont données dans plusieurs départements,
elle doit être transmise au préfet
du département où a lieu la première représentation publique.
La déclaration mentionne les éléments suivants :
- la nature des spectacles, le nombre, la durée et la date des représentations ;
- l'enseigne, le nom ou la dénomination sociale, l'adresse,
la forme juridique de l'exploitant du ou des lieux de représentation des spectacles ;
- l'enseigne, le nom ou la dénomination sociale, l'adresse,
la forme juridique du producteur et du diffuseur du spectacle;
- le nombre de salariés occupés.

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Licence d'entrepreneur
de spectacles |
L'organisateur
occasionnel de spectacles est dispensé de la licence
d'entrepreneur de spectacles.
Cette disposition s'applique uniquement aux personnes physiques ou morales qui n'ont pas pour
« activité principale ou pour
objet l'exploitation de lieux de spectacle, la production ou la diffusion de spectacles
» ainsi qu'aux « groupements d'artistes amateurs bénévoles faisant appel occasionnellement à un ou plusieurs
artistes du spectacle percevant une rémunération.
| Condition impérative : Le nombre de manifestations
organisées dans l'année ne doit pas excéder six. |
Licence d'entrepreneur de spectacles en savoir plus

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Police, gendarmerie
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Bien que sans obligation légale, il
est recommandé d'envoyer un courrier au commissariat ou à la
brigade de gendarmerie pour l'informer de la tenue de la
manifestation voire demander à ces autorités le passage
d'une ronde. Elle favorisera le bon déroulement de la
manifestation par une
surveillance du quartier.
Si rien légalement n'oblige un organisateur de spectacles à
autoriser la police nationale ou la gendarmerie nationale à pénétrer dans la salle de spectacle,
en revanche, la police municipale est habilitée à pénétrer
dans n'importe quelle salle municipale.

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la billetterie |
Tout
spectacle payant implique obligatoirement la remise à chaque
spectateur d’un billet avant l’entrée dans la salle de spectacle.
En utilisant des billets artisanaux et approximatifs, des carnets dits
"de boucher" ou "de vestiaire", les
organisateurs prennent des risques qu'ils ne mesurent pas toujours. Les billets
doivent être extraits d’un carnet à souche ou d’un
distributeur automatique et comporter trois volets. Souche, billet et
coupon de contrôle.
Chacune de ces parties doit porter de façon apparente :
-
le nom de l’établissement
-
le n° d’ordre du billet
-
la catégorie de la place à laquelle celui-ci donne
droit.
-
le prix global payé par le spectateur ou s’il y a lieu la
mention de gratuité
-
le nom du fabricant ou de l’importateur
Les billets doivent être numérotés suivant une série
ininterrompue et utilisés suivant leur ordre numérique.
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II ne faut pas confondre billets et contremarques.
La contremarque (qui peut prendre toutes sortes de formes : billets,
bracelets, badges, tampons encreurs...) est distribuée au spectateur quand sa sortie n'est pas définitive. |
billetterie en savoir plus

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Les droits d’auteur |
Les auteurs d’une œuvre sont titulaires sur celle-ci, du
seul fait de la création, d’un droit de propriété. Ce droit comporte des attributs d’ordre intellectuel et moral
qui confèrent à l’auteur le droit d’exploiter son œuvre
sous quelque forme que ce soit et d’en tirer un profit pécunier. Au
décès de l’auteur, ce droit persiste au bénéfice de ses héritiers
pendant l’année civile en cours et les cinquante années qui suivent.
Pour les compositions musicales, cette
durée est portée à soixante-dix années.
La protection de ces droits d’auteur est assurée par un organisme collectif de gestion.
La SACEM (Société des auteurs-compositeurs et éditeurs de musique)
L’organisateur d'un spectacle, faisant appel à de la musique doit, une quinzaine de jours avant la date de la
manifestation, déclarer celle-ci à la SACEM. La
délégation lui délivre alors un contrat général de représentation l'autorisant à utiliser
en public toutes les œuvres du répertoire de la SACEM. Dans les dix jours suivant le
spectacle, l'organisateur devra envoyer à la délégation SACEM le
programme des œuvres diffusées, accompagné de l'état des recettes et dépenses.
La SACD (Société des auteurs et des compositeurs dramatiques)
Une distinction doit être opérée selon que l’association a ou
non recours à une troupe extérieure. • L’association fait appel
à une troupe d’amateurs ou de professionnels. C’est la troupe ou sa
représentation qui détient l’autorisation d’interpréter la pièce, la
chorégraphie, la comédie musicale ou l’opérette. L’association doit
cependant s’assurer que cette autorisation a bien été donnée par
l’auteur, le chorégraphe ou le compositeur suivant le cas. •
L’association a pour objet l’activité théâtrale, musicale,
chorégraphique. La représentation d’une pièce de théâtre, de
ballets, comédies musicales, d’opérettes, doit être autorisée au
préalable par l’auteur, le chorégraphe, le compositeur ou ses
ayants-droit ; en conséquence, l’association organisatrice et
représentant la troupe d‘amateurs doit demander au délégué régional
de la société des auteurs-compositeurs dramatiques l’autorisation de
représenter l’œuvre.

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La taxe fiscale sur les spectacles et TVA
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La taxe fiscale.
Depuis janvier 2004 sont
assujetties à la taxe fiscales sur les spectacles, les représentations
publiques des spectacles de variétés et des spectacles
d’art dramatique, lyrique ou chorégraphique.
La taxe fiscale est due par
l’entrepreneur de spectacles vivants qui exploite la
billetterie. Son taux est fixé à 3,5% du montant HT des
recettes de billetterie. Lorsque le spectacle ne donne pas lieu
à la perception d’un droit d’entrée, la taxe est due par
le producteur. Elle est assise sur le montant HT des sommes reçues
par celui-ci. La taxe n’est pas recouvrée lorsque son
montant est inférieur à 80€ par année civile et par redevable.
Pour les spectacles de variétés, le CNV (Centre
National de la Chanson, des Variétés et du Jazz) est seul
chargé depuis le 1er janvier 2005 de toutes les opérations
nécessaires à la perception de la taxe sans
recourir aux prestations des sociétés d’auteurs (SACEM et SACD)
le formulaire de déclaration.
Le
formulaire de déclaration (format PDF - 46 Ko)
La TVA
L'ensemble des bénéfices résultant de ces manifestations est soumis au
paiement de la taxe sur la valeur ajoutée. Cependant,
certaines manifestations en sont exonérées.
En effet, les recettes de six manifestations de bienfaisance
ou de soutien organisées dans l'année à leur profit
exclusif par les organismes sans but lucratif, sont exonérées
de TVA (art. 261.7.1.c du code général des impôts).
Il n'y a aucune restriction sur la nature des
recettes susceptibles d'être exonérées. Ainsi,
il pourra s'agir du prix d'entrée, de l'exploitation
d'une buvette, des ventes diverses, des locations de
stands ou d'emplacements, etc...
Le décompte du nombre de manifestations ouvrant
droit à l'exonération n'est applicable qu'aux
associations déclarées et non aux sections
ne bénéficiant pas de l'autonomie juridique.
Ce sont les associations elles-mêmes qui désignent
les manifestations pour lesquelles elles veulent bénéficier de ce régime particulier.
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Une instruction du 16 octobre 1991 a
supprimé la demande préalable d'exonération de T.V.A.
dans le cas des 6 manifestations de bienfaisance et de
soutien ainsi que le relevé détaillé des opérations.
Cependant l'association doit établir ce détail et le
conserver en cas de contrôle. |

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La rémunération des artistes
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Deux solutions peuvent être
trouvées pour salarier les artistes :
Vous engagez, sous contrat à durée déterminée (CDD),des
artistes, des techniciens du spectacle vivant.
Depuis le 1er janvier 2004, les organisateurs
occasionnels de spectacles relèvent obligatoirement du
guichet unique du spectacle occasionnel (GUSO). Le
"guichet unique" est un service gratuit de déclaration et de
paiement des cotisations. Il permet à l'employeur qui
engage occasionnellement des artistes et des techniciens du
spectacle d'accomplir, en une seule fois et auprès d'un seul
organisme, toutes les formalités liées à l'embauche.
Par l'envoi du formulaire accompagné du montant des
cotisations à une seule adresse, l'association se libère
des démarches à réaliser auprès des différents
organismes sociaux obligatoires ( URSAFF, ASSEDIC,
AUDIENS, AFDAS, Griss, congés spectacles....) .Le
formulaire guichet unique est généralement remis à
l'employeur par le salarié, mais il peut être obtenu
par un simple appel téléphonique : numéro
Azur : 08-10-86-33-42 ; Minitel : 36-14 guso ; internet : www.guso.fr.
Si vous avez comme interlocuteur une association de musiciens, une compagnie de théâtre...,
celle-ci salariant les artistes, établissez alors un contrat de cession. L'association établira
une facture qui justifiera votre paiement. En tant qu'acheteur vous négocierez le montant de la prestation que vous réglerez à l'issue de la manifestation.

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Souscrire une assurance responsabilité
civile
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Avant la
manifestation, le responsable d'association doit
obligatoirement contacter son assureur afin d'identifier les
risques spécifiques à la
manifestation. Il vérifie ainsi que son contrat d'assurance offre toutes les
garanties nécessaires afin le cas échéant d’obtenir une garantie complémentaire.
Il faut penser à protéger :
le public (spectateurs, invités...), le service de sécurité, les artistes;
les organisateurs, membres salariés et bénévoles de l’association;
Il faut se couvrir contre :
les sinistres provoquant des dommages aux locaux occupés, au
matériel (sonorisation, décors,...);
le risque d’intoxication alimentaire si consommation
alimentaire sur place;
le vol .... Compte tenu de la diversité des
problèmes pouvant survenir, ne prendre aucun risque : mieux
vaut prévenir que guérir !
Certaines compagnies d'assurance (comme l'APAC,
la MAiF, le GAN, la MAAF... ) proposent une assurance
"Organisateur de manifestation" ou
"Responsabilité civile organisateur" qui garantit la
salle et son équipement, le montage et le démontage du matériel,
sur une période de trois jours avant et après la date du concert.
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prévoir un service d'ordre
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Un
service de sécurité peut être nécessaire, voire obligatoire
lors d’une manifestation.
Si le public et le personnel doivent dépasser 1500 personnes, l’association
est tenue de déclarer, au moins 1 mois avant, la mise en place d’un
service d’ordre. (Déclaration : nom de l’organisateur, nature
de la manifestation, date, heure, capacité du lieu d’accueil,
effectif du personnel qu’il soit salarié ou bénévole, le
nombre de spectateurs attendus, le détail du service d’ordre et
les mesures de sécurité prévues).
Le
service de sécurité prévient de toute action pouvant mettre en
danger la sécurité des personnes et a le pouvoir de demander à
l'organisateur le retard, le report, la suspension ou l’arrêt
de la manifestation. Faire appel à des entreprises professionnelles est
donc souhaitable, car leurs équipes sont formées et savent parer
à toute éventualité.
Penser à vérifier que le
service demandé inclus la sécurité des artistes, des
techniciens et du public dans et aux abords de la salle ainsi que la
surveillance du matériel de scène, de régie, le parking, le
guichet et… la recette et n' oublier pas qu'à partir de l'heure d'ouverture des portes au
public, l'organisateur est seul responsable de la sécurité dans
l'enceinte du spectacle et jusqu'à 50 mètres autour de l'entrée.

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les modèles
associés
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Déclaration
à la gendarmerie ou au commissariat de police
Déclaration d'une manifestation aux services fiscaux
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Textes
de référence
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Ordonnance
45-2339 du 13 octobre 1945 modifiée relative aux spectacles
LOI
no 99-198 du 18 mars 1999 portant modification de l'ordonnance no 45-2339 du 13 octobre 1945 relative aux spectacles
Circulaire
du 13 juillet 2000 relative à la licence d'entrepreneur de spectacles
Décret
2000-1 du 4 janvier 2000 relatif à la taxe parafiscale sur les spectacles
Arrêté
du 4 janvier 2000 relatif à la taxe parafiscale sur les spectacles
Décret
2000-609 du 29 juin 2000 pris pour l'application des articles 4 et 10 de l'ordonnance 45-2339 du 13 octobre 1945
Arrêté
du 29 juin 2000
Décret
n°97-646 du 31 mai 1997 relatif à la mise en place de services d'ordre par les organisateurs de manifestations
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