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Les ressources de l'association
Financement des associations, Mise en ligne le 02/11/02
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Les ressources de l'association
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La loi
de 1901 ne fait référence qu'à quatre catégories de ressources
financières : les cotisations des membres, les subventions, les
dons manuels et les legs. Cette fiche pratique aborde toutes
les formes de financement , qui ne sont pas interdites par les
lois et règlements en vigueur, auxquelles les associations
peuvent avoir recours
L'on
distingue classiquement les ressources traditionnelles des
associations de celles occasionnelles, celles provenant
d'une manifestation de celles purement commerciales.
Les ressources traditionnelles
Les ressources occasionnelles
L'organisation de manifestations
Les activités commerciales
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Les
ressources traditionnelles.
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Les cotisations
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La contribution classique des membres
est la cotisation, elle représente l'engagement d'un
adhérent au projet associatif. Les statuts doivent prévoir
quel organe est compétent (assemblée générale,
conseil d'administration, bureau) pour en fixer le montant, et
la périodicité (annuelle, semestrielle, mensuelle).
Leur montant est libre, il n'y a pas de minimum ou maximum, et
les statuts peuvent prévoir d'en dispenser certaines
catégories de membres présents dans l'association.
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Le droit d'entrée
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Le droit d'entrée est une contribution
apportée par les membres au moment de leur première
adhésion à l'association.
Son montant et sa nature sont très variables ainsi que sa
justification : sélection des adhérents, droits
d'accès à des équipement, avantages, services, matériels
procurés aux adhérents....
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Les apports
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Ils consistent dans la transmission à une
association, de la propriété ou de la jouissance d'un bien
indispensable à son fonctionnement. Ils peuvent être des apports
en espèce ou en nature. (mise à disposition de local, apport de matériel,...).
Les apports peuvent être effectués au moment de la
constitution de l'association, ou en cours d'exercice.
L'apporteur peut être une personne physique, mais aussi une
personne morale de droit privé, (autre association, société
civile ou commerciale...) ou de droit public (état,
collectivité territoriale..)
En principe, la reprise par l'apporteur de son apport n'est
pas de droit, la clause de reprise doit être mentionnée dans
les statuts ; elle peut notamment intervenir en cas de dissolution de
l'association.
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Les emprunts
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Les associations déclarées peuvent faire
des emprunts. Ils peuvent être effectués soit auprès des
collectivités, d'établissements financiers ou de simples
particuliers.
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Le don manuel
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Toutes les associations peuvent recevoir
des dons manuels (petite somme d'argent ou objet de
faible valeur). Aucun texte ne précise
un seuil au-delà duquel le terme de don manuel doit être
écarté. Ces dons doivent s'effectuer en
l'absence de toute contrepartie et dans une intention libérale.
Le don manuel peut ouvrir droit pour son
auteur, particulier ou entreprise, à une déduction fiscale.
Encore faut-il que l'association bénéficiaire remplisse
certaines conditions et, notamment, présente un caractère d'intérêt général.
En savoir plus sur les conditions de déductibilités des dons
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donation ou legs
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Les donations (effectuées du vivant du
donateur) ou les legs (dispositions testamentaires) sont des
libéralités obligatoirement faites devant notaire qui
doivent être également acceptées par le bénéficiaire.
Seules certaines associations sont autorisées à les
recevoir. Il s'agit des associations reconnues d'utilité
publique, des unions d'associations familiales agréées, des
associations cultuelles, des associations ayant pour objet
exclusif l'assistance, la bienfaisance, la recherche
scientifique ou médicale.
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Sponsoring et mécénat
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Le mécénat et le parrainage sont les deux possibilités de
financement des associations par les entreprises.
Si l'entreprise exige une contrepartie réellement importante (mise en valeur du
produit, de l'entreprise), en retour de sa
participation financière ou matérielle, il s'agira de sponsoring qui
pourra amener les services fiscaux à considérer que l'association
est un prestataire de services et que les sommes qui lui ont été
remises doivent être soumises à la TVA.(sauf exonération)
Si les exigences de l'entreprise se limitent à la mention du nom ou du logo
de l'entreprise sur les supports d'information de l'association à
l'exclusion de tout autre contrepartie, il s'agit alors de mécénat.
Assimilé à un don, le mécénat est considéré comme une charge
ordinaire de l'entreprise et lui ouvre droit à déduction fiscale.
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Les subventions
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Les associations déclarées peuvent recevoir
des subventions de l'état, des départements, des
communes, des établissements publics et des fonds
structurels (FASDIL, FONJEP...). Ces subventions sont le plus
souvent attribuées en espèce mais rien ne s'oppose à ce
qu'elles le soient en nature ( prêt de locaux, de matériel,
mise à disposition de personnel)
Le versement d'une subvention à une association doit être
sollicitée et les collectivités publiques disposent d'un
pouvoir discrétionnaire pour l'accorder ou la refuser.
Un contrôle de l'utilisation de l'argent public est possible.
Ce contrôle peut être financier ( justificatifs comptables),
administratif ( vérification du bon emploi de la subvention.
Par ailleurs, des dispositions législatives imposent aux
associations ayant reçu des subventions dont le montant
annuel dépasse un seuil fixé par décret de faire certifier leurs comptes par un
commissaire aux comptes.
Certaines associations ne peuvent recevoir une subvention de
l'état que si au préalable elles ont été agréées (
associations sportives, associations de jeunesse et
d'éducation populaire)
en savoir plus :
Fiche pratique sur les agréments.
Comment constituer un dossier de subvention ?
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Les
ressources occasionnelles.
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Les quêtes
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Les quêtes se caractérisent par un appel
direct à la générosité publique dans un but philanthropique
sans contrepartie pour le donateur. Éventuellement des objets de faible valeur marchande peuvent
être remis aux donateurs ( brochure de présentation des
activités de l'association, vignettes, insignes...).
Quêtes sur la voie publique
Les quêtes sur la voie publique sont prohibées sauf celles ayant
été expressément autorisées par le préfet ou le maire.
Chaque année des dérogations sont accordées sur la base
d'un calendrier national des appels à la générosité
publique dressé par le ministère de l'intérieur.
Le préfet peut délivrer des autorisations à des
associations locales pour le financement d'actions menées
dans le cadre exclusif du département.
Les maires disposent du même pouvoir en ce qui concernent
leur commune.
Quêtes dans des lieux privés
accessibles au public.
Les lieux privés accessibles au public
(salles de spectacles ou de réunions, siège d'association)
sont organisées librement sous la responsabilité civile et
pénale du propriétaire des lieux et des organisateurs de la
quête.
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La souscription
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La souscription ne peut être réalisée
que par des moyens de communication. Elle peut prendre la
forme d'une lettre circulaire, de tracts, de contacts téléphoniques, de
campagne dans les médias.
Les souscripteurs ne doivent en échange recevoir aucune
contrepartie ayant une valeur marchande. Dans ce cas la souscription
n'est pas soumise à autorisation préalable.
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Remboursement de services
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L'association peut facturer divers
services qu'elles rend à des membres ou tiers. ( mise à
disposition de locaux, de matériel, conseil, actions de
formation, études...). Elle ne peut de manière habituelle
offrir des produits à la vente, fournir des services
contre remboursement , car elle pourrait être accusée de
concurrence déloyale.
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Produits financiers
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Si une association dispose d’une
trésorerie excédentaire, elle peut envisager de placer les
excédents (livret, sicav, fonds
commun de placement...) pour les protéger de l’inflation
et les faire fructifier.
Une association doit absolument privilégier la
sécurité et écarter les placements à risque,
rappelez-vous que la responsabilité du président est
engagée en cas de pertes dues à des opérations de placement
spéculatives.
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L'organisation
de manifestations
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Les
associations afin de développer leurs ressources propres et se
faire connaître peuvent organiser 6 manifestations par an ,
sans que leurs recettes soient soumises à la TVA. Dans le cas de celles-ci, elles sont amenées à
respecter certain nombre de règles et accomplir un certain
nombre de formalités.
Voyez par exemple les fiches pratiques
traitant de l'organisation des manifestations sportives ou
culturelles, de l'ouverture d'une buvette, de l'organisation de loto, loterie
et tombola.
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En savoir plus
Ouverture d'une buvette
Loto, loterie, tombola,
Brocante
Manifestation sportive
Manifestation culturelle
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Activités
commerciales d'une association
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activité commerciale
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Aujourd'hui les associations peuvent tirer une partie non
négligeable de leurs ressources financières d'activités
économiques.
Parmi les activités économiques auxquelles peut se
livrer une association, certaines sont des activités
commerciales dont les conséquences varient selon leur caractère.
Les actes de commerce ont un caractère occasionnel et accessoire à l'activité
principale. Dans ce cas se sont des actes indissociables du but non
lucratif poursuivi par l'association (organisation d'un bal,
d'une kermesse, exploitation d'une buvette, vente de cartes
postales, etc...)., et c'est
l'application des règles de droit civil qui s'impose.
Les actes de commerce ont un caractère
habituel. Si l'activité
commerciale n'est plus accessoire et qu'elle prime
l'objet statutaire de l'association, celle-ci devient
commerçante. L'association a la qualité
de commerçant et, par conséquent, est soumise à certaines
obligations (fiscales, comptables, en matière de concurrence, etc...).
Il est par ailleurs interdit à une association de pratiquer une activité
commerciale de manière habituelle si ses statuts ne le prévoient pas.
Toute association contrevenant à cette règle s'expose à des
sanctions pénales.

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